Le
filet ou bridon et la bride
Le filet ou bridon
Le filet, ou bridon, est destiné à maintenir le mors en position correcte dans la bouche du cheval. Il se décompose en plusieurs lanières de cuir attachées autour de la tête par des boucles. Le filet est l'enrênement le plus simple et le plus utilisé.
Il existe différentes muserolles, voici les trois principales:
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Nom
et description
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Photo
illustrative
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La
muserolle française: elle se glisse sous
les montants du filet, et s'attache au-dessus du mors. Ce type de muserolle
peut s'employer avec un mors de bride et une gourmette.
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La
muserolle allemande ou de Hanovre: elle se boucle
sous le mors (uniquement du filet) et empêche le cheval d'ouvrir
sa bouche trop grand ou de contracter sa mâchoire inférieure.
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La
muserolle combinée: elle est une combinaison
des deux permières. Elle se boucle à la fois au -dessus
et au dessous du mors, lui assurant une position correcte dans la bouche.
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Description d'un bridon
La bride
La bride comporte deux embouchures: un mors simple de filet et un mors de bride assorti d'nue gourmette. Le mors de filet agit sur la commissure des lèvres tandis que le mors de bride agit sur les barres et la gourmette sur le menton, pour abaisser le bout du nez.

Elle ne doit être utilisée que par des cavaliers expérimentés car elle permet un contact plus fin et plus précis sur la bouche sensible du cheval. Elle sert surtout en dressage:

Les différentes embouchures
Plus le canon est épais, plus douce est l'embouchure et contrairement, plus le canon est fin, plus l'embouchure est sévère.
Les mors brisés simples agissent selon la tension et la hauteur des mains d'abord sur les lèvres puis sur les barres et enfin sur la langue qu'ils pincent.
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Nom
et description
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Photo
illustrative
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Le
mors brisé simple
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Le
mors à olives est encore plus doux que
le mors de filet; les olives répartissent de manière plus homogène la
pression dans la bouche et évitent le pincement des lèvres entre l'anneau
et le canon du mors.
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Le mors à aiguilles, grâce à ses tiges latérales,
évite aux anneaux du mors de passer dans la bouche du cheval et convient
bien au travail en longe avec filet. D'autre part, les aiguilles permettent
un meilleur contrôle de la direction en offrant une plus grande surface
de contact. C'est pourquoi il est assez utilisé en saut d'obstacle où
la direction est essentielle et pour les jeunes chevaux.
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Les
mors à double articulation seraient plus
doux que ceux à simple articulation; ils limiteraient l'action de pincement
de la langue.
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Les mors non-brisés simples
Ils
agissent par pression sur la langue mais sans la pincer. Ils agissent également
plus sur les barres que sur la commissure des lèvres. Le caoutchouc offre un
contact moins dur que l'acier et amortit la pression sur les barres. Il convient
bien aux jeunes chevaux dont la bouche n'est pas encore habituée aux mors.
Le filet droit en acier :
et le filet droit en caoutchouc: ![]()
Le filet Baucher
Il ressemble à un filet simple sauf qu'il comprend deux petites branches supérieures qui lui procure un certain effet releveur. On dit qu'il contribue à fermer l'angle tête-encolure et même à abaisser la tête...

L'hackamore:
Ce terme est appliqué à tous les enrênements qui n'ont pas de mors. En fait, le véritable hackamore est un ancien enrênement d'origine espagnole qui servait au dressage de jeunes chevaux. Le hackamore classique possède deux montants métalliques fixés sur une muserolle et qui agissent sur la peau très sensible du chanfrein.
Le pelham
Il se situe entre
le mors de filet et le mors de bride : il ressemble au mors de bride par ses
branches et sa gourmette mais il s'utilise sans autre mors.
Il en existe une multitude : le pelham peut être brisé, droit, en caoutchouc,
en résine, avec passage de langue, etc. Le plus doux est le pelham droit en
caoutchouc, à gros canons et petites branches. Le pelham peut s'utiliser avec
quatre rênes ou deux munis d'une alliance attachée entre les anneaux du haut
et du bas. Quatre rênes permettent un meilleur dosage de l'action de main mais
réclament une bonne maîtrise.
Enfin, le pelham est plus sévère qu'un filet simple. Il est considéré comme
abaisseur et on le rencontre souvent sur les parcours d'obstacle avec les chevaux
qui ont tendance à avancer un peu trop, qui ne gardent pas le contact à l'abord
ou qui sont sur les épaules.
Voici un pelham avec passage de langue:
et un pelham sans passage
de langue:
Le mors de bride
Il s'utilise combiné à un mors de filet, chaque mors ayant sa paire de rênes correspondante. Il permet un travail plus fin sur un cheval déjà bien dressé. La présence des deux mors permet de combiner leur action différente et complémentaire; la bride joue alors un rôle à la fois de releveur et d'abaisseur.

Quelques définitions :
- canons
: chacune des parties du mors qui s'appuie sur les barres.
- barres: ce sont les trous de chaque côté
de la bouche où il n'y a pas de dents.
- gourmette : chaînette rattachant les deux
branches du mors sous la barbe du cheval. Elle doit être impérativement bien
ajustée pour éviter de blesser le cheval; pour cela son action ne doit pas être
immédiat mais doit venir renforcer l'action du mors.
- abaisseur : on appelle mors abaisseur
les mors qui ont une action dirigée vers le bas. Par exemple, le mors de bride
appuie sur la langue et les barres vers le bas et l'arrière.
- releveur : on appelle mors releveur (par
opposition à abaisseur) les mors qui agissent vers le haut. Par exemple, le
mors de filet tire sur les lèvres du cheval vers le haut. Toutefois ces mors
tendent à faire baisser la tête des chevaux par le phénomène d'action-réaction
: sous l'action du mors qui tire vers le haut, le cheval réagit en tirant dans
le sens inverse, vers le bas.
Brider son cheval
Je vous invite à aller voir dans la rubrique soins, harnacher son cheval.